Capsule historique # 16 | Deux géants, Marius Barbeau et Honorius Provost

Combien de Mariverains peuvent se vanter d’avoir obtenu un doctorat d’Oxford en Angleterre? Un de ceux-là est Marius Barbeau.

Combien de Mariverains ont publié plus de dix ouvrages savants portant sur l’histoire? Un de ceux- là est Honorius Provost.

Honorius Provost est le fils de Joachim Provost, cultivateur, et de Rose-Anna Pouliot du rang St-Gabriel. Il est né le 17 novembre 1909.

Honorius Provost étudie au Séminaire de Québec, il est ordonné prêtre en 1934. Il poursuit des études en archivistique et en histoire à la Catholic University de Washington, puis à l’Université Laval, en 1952 il obtient une maîtrise en histoire.

Honorius est passionné par l’histoire. Il devient archiviste en chef du Séminaire de Québec. Il est un des membres fondateurs de la Société historique de Québec, créée en 1937. On le retrouve également dans la Société historique du Canada et l’Institut d’histoire de l’Amérique française. Il fonde la Société historique de la Chaudière en 1945 et l’Association des archivistes du Québec en 1967.

Honorius Provost mène de front une carrière en enseignement, en histoire et en archivistique. Il publie plusieurs ouvrages originaux tels que Les Abénaquis sur la Chaudière, Sainte-Marie-de-la-Nouvelle-Beauce, Histoire religieuse et Histoire civile, Notre-Dame-de-la-Garde de Québec et La Ferme des Côteaux : une ferme typique de Saint-Joachim, qui font œuvres de référence encore aujourd’hui.

Il est décédé à Québec le 19 juin 1997. Il est inhumé dans la crypte du Petit Séminaire de Québec.

Marius Barbeau est né le 5 mars 1883 à Sainte-Marie dans une maison aujourd’hui disparue au coin de Notre-Dame sud et Carter. Il était le fils de Charles Barbeau et Virginie Morency. Il append l’anglais très tôt, fait son droit à Laval, étudie à la Sorbonne à Paris, est diplômé en anthropologie d’Oxford, l’une des plus prestigieuses universités au monde.

Marius est passionné par le folklore. Il amasse une quantité incroyable de contes, de chansons, de légendes qu’il enregistre sur des cylindres de cire alors qu’il parcourt les campagnes à bicyclette. Il fait mentir ceux qui croient que notre folklore se limite à une centaine de chansons. Ses publications, autant en anglais qu’en français, font le tour de la planète. Il a collectionné plus de 2 000 objets de musée, recueilli 400 contes et 7 000 chansons du Canada français. Marius Barbeau est un génie universel, il excelle en ethnologie, en anthropologie, en folklore et en histoire de l’art. Marius Barbeau est de plus un auteur prolifique, on lui doit plus de 1 000 titres.

Il devient président de l’American folklore society. Il devient expert des cultures amérindiennes. Entre ses recherches, il enseigne à l’Université Laval et à l’Université d’Ottawa. En 1985, il était reconnu « personnage d’importance historique nationale » par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada. Une montagne du nord canadien porte fièrement son nom.

À quand une rue à son nom à Sainte-Marie?

Par Raymond Beaudet

 

 

Commentaires 1

  1. Intéressant. Mais saviez-vous que l’arrière grand-père de Marius, Louis Barbeau avait une sœur Apolline qui a épousé François Parent en 1810 à Sainte-Marie. Saviez-vous aussi que Jean-Marie, frère d’Étienne Parent (le bras droit de Marie-Claire Fleury de la Gorgendière selon un vidéo YouTube de la ville) a épousé Marie-Anne Barbeau. De plus, l’arrière-arrière-grand-mère d’Honorius Provost se nommait Marie Parent. Ces familles de Parent étaient tous des descendants de Pierre Parent et de Jeanne Badeau de Beauport. Si on ajoute une rue Barbeau, alors, il faudrait peut être ajouter une rue Parent…

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